Historique de la Psychologie Spirituelle ®

 

Voici tout d’abord ma conception de l’approche thérapeutique et de ce que j’ai baptisé Psychologie Spirituelle.

Après avoir expérimenté différentes approches thérapeutiques, comme la psychanalyse, la thérapie reichienne, la Bioénergie, le Cri Primal, la Gestalt, etc., plusieurs points bien précis me sont apparus comme des évidences. Puis, avec la pratique, je les ai assemblés, mis en ordre, car ils revenaient comme des constantes, donnant à mes recherches des repères précieux. Le résultat fut, au bout d’une dizaine d’années de pratique, l’élaboration d’une nouvelle approche de la psychologie, ou plus exactement, une prolongation du domaine de la psychologie. En effet, la psychologie traditionnelle me semblait étriquée, et, à vrai dire, comme amputée par les deux bouts. Elle commençait bien après notre existence et s’achevait bien avant sa fin apparente. Elle se cantonnait aussi dans des domaines très définis, et donc limités, de notre être. Ce qui donnait l’impression d’un vaste manège, dans lequel nous pouvions entrer ou sortir, mais pas exister pleinement. C’est, je pense, ce qui a fait que, depuis des décennies, la psychologie, et ses alliés immédiats, tournent en rond, et font tourner en rond les personnes qui s’y adonnent. Comment avoir des réponses sur nous-mêmes si nous interrogeons toujours la même partie de nous-mêmes ? Et aussi, comment avoir des réponses à nos questions si celles-ci sont mal posées ? La psychanalyse de Freud a connu tellement de richesses dans ses développements après elle, alors que la psychanalyse d’aujourd’hui les reconnaît si peu. Ces développements étaient bien plus que des embryons vers de nouvelles dimensions. Et, selon les personnes qui les ont développés, ils ont pris, dans des voies très diverses, la dimension qui leur manquait alors. Ces dimensions sont actuellement acceptées et reconnues d’un nombre croissant de personnes. Elles sont même recherchées. Et ceci est légitime, puisqu’elles représentent la source de notre être. Cependant, nombre de techniques et de praticiens sont encore imprégnés de certaines croyances, très limitantes, en ce qui concerne le bien-être. Il demeure néanmoins, et malgré la reconnaissance de l’être dans sa globalité, des croyances profondément ancrées dans l’inconscient collectif - par conséquent chez les praticiens - et qui gardent leur impact dans la pensée quotidienne, empêchant ainsi de sortir du monde de la dualité, de la souffrance, et de l’ego.
Prendre en considération ces nouvelles dimensions m’a amenée à faire un choix : soit faire des concessions entre l’ancien et le nouveau en alliant à la pratique thérapeutique traditionnelle ces nouvelles dimensions, et je me trouvais à réduire l’une et l’autre, ou pire à alterner l’une et l’autre dans un amalgame sans repères pour le patient ; soit remettre complètement en question des croyances fortement ancrées dans la pratique thérapeutique, parce qu’aussi fortement ancrées dans la croyance collective.
Pendant ces nombreuses années de remise en question, j’avais l’impression de prendre tous les risques en même temps. En effet, je devais non seulement travailler sur moi-même, et j'avais de quoi faire, mais aussi réfuter sans cesse ma propre façon de travailler sur moi-même. Je me remettais en question tout en remettant en question ma façon de le faire. En fait, je remettais en question mes croyances profondes sur moi-même et sur le chemin à emprunter pour pouvoir me regarder en face. Et soudain, non pas en un instant comme dans les contes de fées ou les miracles, mais d’instant en instant et ceci sans relâche pendant environ une année, tout s’éclaircissait et devenait plus transparent. En effectuant ce travail de développement personnel et en remettant en cause mon approche thérapeutique, je guérissais, profondément ancrée en moi, une même et unique croyance : celle que j’avais sur moi-même et celle que j’avais sur la pratique thérapeutique ne faisaient qu’une. En décréant les croyances que j’avais sur la guérison, je décréais des croyances que j’avais sur moi-même. C’est ainsi que j’observais comment j’avais projeté mon univers intérieur vers le monde extérieur. Toutes les croyances que j’avais sur le monde extérieur avaient leur résonance dans mon univers intérieur, et tout ce qui était en moi avait une réponse dans ma façon de percevoir le monde extérieur. J’avais déjà conscience que la pensée est créatrice et que nous ne faisons qu’observer ce que nous croyons profondément. Mais ce qui m’intéressait dans ce domaine, c’était de pouvoir l’appliquer dans une cohérence qui donnait à la psychologie sa dimension spirituelle.
Lorsque je pris conscience de ce phénomène, tout alla si vite, et toujours à propos, que je ne pus m’empêcher de constater qu’il y avait là matière à réflexion. Je mis en ordre, par écrit, mes observations et mes pensées de chaque jour. Je sculptais les premiers principes de base sur lesquels je pouvais m’appuyer en toute sécurité. Je les appliquais, prudemment à petites doses, mais sans concession, dans l’entretien thérapeutique afin ne pas les réduire à d’anciennes pratiques, mais bien pour les utiliser comme point d’appui, et ceci en toute sécurité. Je compris alors à quel point la sécurité était un élément fondamental du bien-être. La thérapie devint une étape vers le bien-être : elle amène chacun à se sentir mieux, à se sentir bien. Et c’est là que tout commence réellement.

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